COMBIEN GAGNENT NOS ÉLUS ? - Troisième partie -
COMBIEN GAGNENT NOS ÉLUS ?
- Troisième partie -
| Pension
| Acquise*
| Perçue* |
| 1. Jacques Chirac
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| Président de la république (1995-2007)
| 5250 €
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| Secrétaire d'État (1967-1971), ministre (1971- 1974), premier ministre (1974-1976 et 1986-1988)
| 0 €
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| Député (1967, 1968, 1973 puis 1976-1995)
| 0 €
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| Conseiller général de Corrèze (1968-1982), conseiller municipal de Sainte-Féréole puis de Paris (1965-1977), maire de Paris (1977-1995)
| 5000 €
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| Magistrat à la cour des comptes
| 3500 €
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| Membre siégeant au Conseil constitutionnel (depuis 2007)
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| 12 000 €
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| TOTAL
| 18 781 €
| 30 781 €
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| 2. Valéry Giscard d'Estaing
| 18 000 €
| 30 000 €
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| 3. Jacques Delors
| 14 000 €
| 14 000 €
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| 4. Philippe Séguin
| 12 200 €
| 6 600 €
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| 5. Alain Juppé
| 11 700 €
| 10 300 €
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| 6. Pierre Mauroy
| 11 200 €
| 3 600 €
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| 7. Michel Rocard
| 11 000 €
| 4 700 €
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| 8. Christian Poncelet
| 10 900 €
| 2 200 €
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| 9. Jack Lang
| 10 800 €
| 2 200 €
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| 10. Laurent Fabius
| 9 600 €
| 3 200 €
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* Pension acquise : montant auquel aura droit l'intéressé lors de la fin de tous ses mandats. Pension perçue : montant déjà perçu par l'intéressé en juin 2007.
En plus de ses retraites, Jacques Chirac bénéficie de tous les avantages liés à son statut d’ancien Président de la République : bureau à Paris, secretaires, voiture avec chauffeur, service de sécurité rapprochée, etc...
Et ils sont tous d’accord pour réformer les systèmes de retraites, mais surtout le votre, pas les leurs, bien au contraire, au début de chaque mandature le premier vote concerne l’augmentation de leurs avantages.
Si les anciens présidents, ministres et parlementaires relèvent chacun d'un seul régime de retraite, les élus locaux bénéficient, en plus du régime complémentaire Ircantec, de régimes additionnels. Au-delà de notre calcul, l'évaluation de leur retraite est donc plus complexe et doit prendre en compte plusieurs paramètres :
Lorsque l'élu conserve
son activité professionnelle
pendant son mandat, il cotise, en plus de l'Ircantec, à la caisse de retraite correspondant à son métier. Il peut aussi, s'il le souhaite, bénéficier d'une retraite par rente (par capitalisation). Deux organismes se partagent ce marché : le Fonpel (Fonds de pension des élus locaux ), rattachée à l'Association des maires de France, et la Carel (Caisse autonome de retraite des élus Locaux), rattachée à la Mutuelle des élus locaux. Le taux de cotisation est alors choisi par l'élu lui-même et ne doit pas dépasser 8 % de ses indemnités. Dans ce régime, la collectivité doit apporter une cotisation équivalente.
Lorsque l'élu décide d'abandonner
son activité professionnelle
pendant son mandat, il est affilié à l'assurance vieillesse du régime général de la Sécurité sociale. Ses cotisations s'élèvent alors à
0,10 % de ses indemnités, la collectivité cotisant quant à elle à hauteur de 1,60 %. Si le revenu de l'élu est supérieur au plafond de la Sécurité sociale (32 184 euros en 2007), il devra cotiser en plus à hauteur de 8,30 % sur la part de ses indemnités inférieures à ce plafond (6,65 % pour la collectivité concernée).
SUPPLEMENT
4.058.277 euros
Bernard Arnault est de loin le patron français qui a été le mieux payé en 2006. Le groupe qu'il a constitué lui a en effet versé plus de 4 millions d'euros l'an dernier. Non content d'être l'homme le mieux payé du Cac 40, Bernard Arnault améliore aussi sa rémunération : entre 2005 et 2006, le groupe lui verse 2,3 % de plus.
Si Henri de Castries est l'un des patrons français les mieux payés, il le doit aux bons résulats de son entreprises qui font exploser sa rémunération variable. Sa part fixe plafonne à 500.000 euros, les jetons de présence lui rapportent 189.883 euros et les avantages en nature valent 4.150 euros. En revanche, sa rémunération variable atteint à elle seule plus de 3 millions d'euros.
Le patron du groupe pharmaceutique fait partie du trio de tête des patrons les mieux payés du Cac 40. Avec 3.364.027 euros, Jean-François Dehecq est extrêmement bien payé. sa part fixe s'élève à près de 1,5 million d'euros quand sa part variable avoisine 1,9 millions d'euros.
En plus des 883.333 euros de rémunération fixe, le directeur général du groupe BNP-Paribas a perçu au titre de l'année 2006 2.324.348 euros de part variable et 129.551 euros de jetons de présence. Les avantages en nature qui comprennent une voiture de fonction et un téléphone portable coûtent 5.227 euros à la banque. Par rapport à 2005, sa rémunération a bondi de 21 %.est de 1,25 millions d'euros quand la part variable dépasse les 2 millions d'euros
Daniel Bouton, PDG de la Société Générale :
3.300.000 euros
Avec 3,3 millions d'euros en 2006, Daniel Bouton voit sa rémunération s'accroître de 3,8 % en un an. La part fixe de ce montant est de 1,25 millions d'euros quand la part variable dépasse les 2 millions d'euros;
A la Société Générale, Daniel Bouton (PDG) n’aurait rien vu venir, et ceci malgré les 75 contrôles subits par Jérome Kerviel. A qui veut on faire croire cela. En tout état de cause, Daniel Bouton fait toujours partie de l’équipe dirigeante de la banque. Il est également dans d’autres conseils d’administration, notamment chez Schneider Electic SA et occupe des responsabilités au MEDEF
Jean-Paul Agon a gagné plus de 3,2 millions d'euros en 2006. Pourtant, son mandat de directeur général de l'Oréal n'a débuté qu'au 1er mai. Sa rémunération fixe se monte à 1.333.336 euros et sa part variable à 1.900.000 euros. Il a par ailleurs perçu de la part du groupe 35.000 euros de jetons de présence
Thierry Desmarest, Président du conseil d'administration de Total :
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Pour vous permettre de comparer avec ce que gagnent nos élus
| Année
| Smic horaire brut
| Smic mensuel brut en euros
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| 2007
| 8,44
| 1 280,07
|
dispositif à deux niveaux :
le premier niveau garantit un minimum annuel égal au montant de l'allocation aux vieux travailleurs salariés -AVTS :
3.097,31 € au 1/1/2008, soit 258,11 €/mois
le deuxième niveau est constitué par l'allocation supplémentaire
4.439,98 €/an soit 370 €/mois maximum pour une personne seule,
et
7.326,61 €, soit 610,55 €/mois maximum pour un couple au 1/1/2008
qui permet d'atteindre le minimum vieillesse : 7.537,30 €/an, soit 628,11 €/mois pour une personne seule,
et
13.521,27 €/an soit 1.126,77 €/mois pour un couple au 1/1/2008,
en complétant un avantage viager servi au titre de l'assurance vieillesse par un régime obligatoire de sécurité sociale (y compris une allocation de niveau AVTS).
Ces quelques chiffres vous permettrons de comparer avec ce que gagne nos élus. Il est peut être temps qu’eux aussi se serrent la ceinture.
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Jean Michel LALUMIERE