COMBIEN GAGNENT NOS ÉLUS ? - Troisième partie -

Publié le par Jean Michel LALUMIERE

COMBIEN GAGNENT NOS ÉLUS ?
- Troisième partie
-

Les 10 retraités les mieux rémunérés
En mai 2007, le magazine Capital a publié une liste des "15 séniors politiques les plus gâtés". En tête de cette liste, l'un des retraités les plus médiatiques du moment : Jacques Chirac. Montant affiché : 18 800 euros. Mais ce calcul n'incluait pas encore le montant que l'ancien président perçoit en tant que membre siégant du Conseil constitutionnel (12 000 euros par mois). L'association "Sauvegarde retraites", qui milite pour une réforme du système de retraites dans son ensemble, a récemment refait le calcul. En voici le détail

 

Pension

 

Acquise*

 

Perçue*

1. Jacques Chirac

 

 

 

Président de la république (1995-2007)

 

5250 €

 

 

Secrétaire d'État (1967-1971), ministre (1971- 1974),

premier ministre (1974-1976 et 1986-1988)

 

0 €

 

 

Député (1967, 1968, 1973 puis 1976-1995)

 

0 €

 

 

Conseiller général de Corrèze (1968-1982), conseiller

municipal de Sainte-Féréole puis de Paris (1965-1977),

maire de Paris (1977-1995)

 

5000 €

 

 

Magistrat à la cour des comptes

 

3500 €

 

 

Membre siégeant au Conseil constitutionnel (depuis 2007)

 

 

12 000 €

 

TOTAL

 

18 781 €

 

30 781 €

 

2. Valéry Giscard d'Estaing

 

18 000 €

 

30 000 €

 

3. Jacques Delors

 

14 000 €

 

14 000 €

 

4. Philippe Séguin

 

12 200 €

 

6 600 €

 

5. Alain Juppé

 

11 700 €

 

10 300 €

 

6. Pierre Mauroy

 

11 200 €

 

3 600 €

 

7. Michel Rocard

 

11 000 €

 

4 700 €

 

8. Christian Poncelet

 

10 900 €

 

2 200 €

 

9. Jack Lang

 

10 800 €

 

2 200 €

 

10. Laurent Fabius

 

9 600 €

 

3 200 €

 


* Pension acquise : montant auquel aura droit l'intéressé lors de la fin de tous ses mandats. Pension perçue : montant déjà perçu par l'intéressé en juin 2007.

 En plus de ses retraites, Jacques Chirac bénéficie de tous les avantages liés à son statut d’ancien Président de la République : bureau à Paris, secretaires, voiture avec chauffeur, service de sécurité rapprochée, etc...

Et ils sont tous d’accord pour réformer les systèmes de retraites, mais surtout le votre, pas les leurs, bien au contraire, au début de chaque mandature le premier vote concerne l’augmentation de leurs avantages.

En savoir plus
Des régimes supplémentaires
pour les élus locaux

Si les anciens présidents, ministres et parlementaires relèvent chacun d'un seul régime de retraite, les élus locaux bénéficient, en plus du régime complémentaire Ircantec, de régimes additionnels. Au-delà de notre calcul, l'évaluation de leur retraite est donc plus complexe et doit prendre en compte plusieurs paramètres :

Lorsque l'élu conserve

son activité professionnelle

pendant son mandat, il cotise, en plus de l'Ircantec, à la caisse de retraite correspondant à son métier. Il peut aussi, s'il le souhaite, bénéficier d'une retraite par rente (par capitalisation). Deux organismes se partagent ce marché : le Fonpel (Fonds de pension des élus locaux ), rattachée à l'Association des maires de France, et la Carel (Caisse autonome de retraite des élus Locaux), rattachée à la Mutuelle des élus locaux. Le taux de cotisation est alors choisi par l'élu lui-même et ne doit pas dépasser 8 % de ses indemnités. Dans ce régime, la collectivité doit apporter une cotisation équivalente.

Lorsque l'élu décide d'abandonner

son activité professionnelle

pendant son mandat, il est affilié à l'assurance vieillesse du régime général de la Sécurité sociale. Ses cotisations s'élèvent alors à

0,10 % de ses indemnités, la collectivité cotisant quant à elle à hauteur de 1,60 %. Si le revenu de l'élu est supérieur au plafond de la Sécurité sociale (32 184 euros en 2007), il devra cotiser en plus à hauteur de 8,30 % sur la part de ses indemnités inférieures à ce plafond (6,65 % pour la collectivité concernée).



SUPPLEMENT

Combien gagnent
les patrons du CAC 40
Bernard Arnault, PDG de LVMH
:
4.058.277 euros

Bernard Arnault est de loin le patron français qui a été le mieux payé en 2006. Le groupe qu'il a constitué lui a en effet versé plus de 4 millions d'euros l'an dernier. Non content d'être l'homme le mieux payé du Cac 40, Bernard Arnault améliore aussi sa rémunération : entre 2005 et 2006, le groupe lui verse 2,3 % de plus.

Henri de Castries, président du directoire d'Axa :
3.758.182 euros

Si Henri de Castries est l'un des patrons français les mieux payés, il le doit aux bons résulats de son entreprises qui font exploser sa rémunération variable. Sa part fixe plafonne à 500.000 euros, les jetons de présence lui rapportent 189.883 euros et les avantages en nature valent 4.150 euros. En revanche, sa rémunération variable atteint à elle seule plus de 3 millions d'euros.

Jean-François Dehecq, PDG d'Aventis :
3.364.027 euros

 

Le patron du groupe pharmaceutique fait partie du trio de tête des patrons les mieux payés du Cac 40. Avec 3.364.027 euros, Jean-François Dehecq est extrêmement bien payé. sa part fixe s'élève à près de 1,5 million d'euros quand sa part variable avoisine 1,9 millions d'euros.

Baudouin Prot, DG de BNP-Paribas :
3.342.459 euros

En plus des 883.333 euros de rémunération fixe, le directeur général du groupe BNP-Paribas a perçu au titre de l'année 2006 2.324.348 euros de part variable et 129.551 euros de jetons de présence. Les avantages en nature qui comprennent une voiture de fonction et un téléphone portable coûtent 5.227 euros à la banque. Par rapport à 2005, sa rémunération a bondi de 21 %.est de 1,25 millions d'euros quand la part variable dépasse les 2 millions d'euros


Daniel Bouton, PDG de la Société Générale :

 3.300.000 euros

Avec 3,3 millions d'euros en 2006, Daniel Bouton voit sa rémunération s'accroître de 3,8 % en un an. La part fixe de ce montant est de 1,25 millions d'euros quand la part variable dépasse les 2 millions d'euros;

A la Société Générale, Daniel Bouton (PDG) n’aurait rien vu venir, et ceci malgré les 75 contrôles subits par Jérome Kerviel. A qui veut on faire croire cela. En tout état de cause, Daniel Bouton fait toujours partie de l’équipe dirigeante de la banque. Il est également dans d’autres conseils d’administration, notamment chez Schneider Electic SA et occupe des responsabilités au MEDEF

 

Jean-Paul Agon, DG de l'Oréal : 3.268.336 euros

 

Jean-Paul Agon a gagné plus de 3,2 millions d'euros en 2006. Pourtant, son mandat de directeur général de l'Oréal n'a débuté qu'au 1er mai. Sa rémunération fixe se monte à 1.333.336 euros et sa part variable à 1.900.000 euros. Il a par ailleurs perçu de la part du groupe 35.000 euros de jetons de présence

 

Thierry Desmarest, Président du conseil d'administration de Total :

3.199.844 euros

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Pour vous permettre de comparer avec ce que gagnent nos élus

MONTANT DU SALAIRE MINIMUM
INTERPROFESSIONNEL DE CROISSANCE
(SMIC)

Année

 

Smic horaire brut
en euros

 

Smic mensuel brut en euros
pour 151,67h de travail

 

2007

 

8,44

 

1 280,07

 

Minimum vieillesse
Le minimum vieillesse est un
dispositif à deux niveaux :

le premier niveau garantit un minimum annuel égal au montant de l'allocation aux vieux travailleurs salariés -AVTS :

3.097,31 € au 1/1/2008, soit 258,11 €/mois

le deuxième niveau est constitué par l'allocation supplémentaire

 4.439,98 €/an soit 370 €/mois maximum pour une personne seule,

et

7.326,61 €, soit 610,55 €/mois maximum pour un couple au 1/1/2008 

 

qui permet d'atteindre le minimum vieillesse : 7.537,30 €/an, soit 628,11 €/mois pour une personne seule,

et

13.521,27 €/an soit 1.126,77 €/mois pour un couple au 1/1/2008,

en complétant un avantage viager servi au titre de l'assurance vieillesse par un régime obligatoire de sécurité sociale (y compris une allocation de niveau AVTS).

Ces quelques chiffres vous permettrons de comparer avec ce que gagne nos élus. Il est peut être temps qu’eux aussi se serrent la ceinture.

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CONCLUSION
Nicolas Sarkozy et son gouvernement sous prétexte d’assainir les comptes de l’État et de réduire les déficits ont entamés toute une série de réformes. Celles ci sont pour la plus grosses partie supportées par la France d’en bas, comme il disent :
- paquet fiscal : 15 milliards d’euros de cadeau pour une petite partie de la population plus des sphères dirigeantes que de la pointeuse à l’usine.
- réduction du nombre de fonctionnaires : démantèlement du service public et suppression de postes dans l’éducation nationale.
- déremboursement des médicaments : de plus en plus de difficultés à se soigner pour la plupart des français.
- réforme des retraites : allongement du temps de cotisation (41 ans au lieu de 40), alors que l’on sait que seulement 38 % des plus de 55 ans occupent un emploi.
- réforme de la carte hospitalière : mise en danger de la vie d’autrui (dans certaines régions il faudra faire 50 kilomètres et plus pour une urgence ou pour accoucher)
- réforme de la justice : suppression de la justice de proximité, il faudra faire des dizaines de kilomètres et perdre des journées entières et tous cela à la charge du justiciable.
Cette liste n’est pas exhaustive, nous pourrions la prolongée pendant des pages. Ce qui ressort de cette enquête, c’est que c’est nous (la France d’en bas) qui allons payer toutes les réformes de Nicolas Sarkozy et de son entourage. Combien cela va nous coûter ? Là est la question.
« Nous en avons encore pour 4 ans »
Mais dans quatre ans dans quel état sera la France et dans quel état serons nous.

Jean Michel LALUMIERE

"Les sources figurant dans cette enquête proviennent de l’Assemblée Nationale, du Sénat, du Ministère de l’Intérieur et du Ministère des Finances"

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Publié dans REPORTAGES

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